Le langage du « Sexe-Positif » – 2

Voilà une partie de la suite de l’article d’hier, « The language of Sex-Positivity » par Charlie Glickman.

Définir la Sexe-Positivité

Travailler à éradiquer la Sexe-Négativité revient au même que travailler à éradiquer le racisme ou l’homophobie – c’est un processus qui prend toute la vie. Plutôt que d’être un but que vous pouvez atteindre, il s’agit d’une approche asymptotique ; peu importe à quel point vous en êtes proche, vous pouvez encore vous en approcher. Bien que des mots comme anti-racisme existent pour décrire une version de ce processus, anti-sexe-négativité est plutôt lourd (et contient une double négative), c’est pourquoi la plupart des gens l’appellent la Sexe-Positivité.

Une définition courante de la Sexe-Positivité est que c’est le fait de croire que le sexe est quelque chose de bon. Peut-être que certains d’entre-nous préfèreraient décrire la division entre l’esprit et le corps, le masculin et le féminin, le bien et le mal que les différentes structures politiques et religieuses ont adaptées à leurs besoins. Toutefois, il peut être plus utile de reformuler notre définition de la Sexe-Positivité de « le sexe est quelque chose de positif » en « développer un rapport à la sexualité plus positif ».

Il y a plusieurs raisons différentes qui justifient ce changement. Tout d’abord, c’est partir du principe que le sexe n’est ni bon ni mauvais. Tout comme la nourriture, les bénéfices ou les inconvénients découlent de ce que vous faites et de la manière dont ça vous affecte. Cela rend caduc l’argument « le sexe c’est mal/le sexe c’est bien », ce qui n’est pas rien, quand tout le débat en est resté bloqué là depuis si longtemps. Deuxièmement, c’est reconnaître que le sexe est une expérience subjective et que nous y avons chacun un rapport différent. Troisièmement, et c’est peut-être le plus essentiel, c’est conserver l’idée que notre rapport à la sexualité peut toujours s’améliorer. Tout ceci peut être comparé à la façon dont les personnes qui souffrent de désordres alimentaires peuvent modifier leur rapport à la nourriture, situation pour laquelle l’analogie nourriture/sexe fonctionne une fois de plus.

Dans cette société, absolument chaque personne est éduquée à être sexe-négative, tout comme chacun d’entre-nous est éduqué à être raciste, homophobe, sexiste, etc. Nos schémas comportementaux et nos croyances sont souvent si profondément enracinés en nous que nous avons même du mal à reconnaître que le problème existe. Toutefois, identifier le problème est souvent le premier pas que nous avons à faire pour pouvoir le résoudre, et c’est généralement le plus difficile.

Partie 1
Partie 3
Partie 4
Partie 5

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7 réflexions sur “Le langage du « Sexe-Positif » – 2

    • Bah, c’est ce que j’espérais, mais pas tant que ça… xD L’article n’est pas fini, ceci dit !!! :3 J’ai encore 3 ou 4 parties à faire… xD (Il est très long, cet article…)

  1. Pingback: Le langage du "Sexe-Positif" – 3 | Lalalin

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