Bleu, gris, noir, cafard.

Je me raccroche à l’effritement vertical de ma santé mentale.

Jamais n’a paru plus sombre l’horizon de mes souvenirs. Tout est cendre, tout est ombre, tout est poix.

Mes morts me manquent, ces visages figés, ces éclats de rire furtifs, clochettes dans le lointain qui s’estompe. Une sensation, une odeur fugace, une expression chérie, la rémanence en négatif d’une vie qui n’existe plus que dans ma tête.

Le froid s’empare de mes os pour les secouer et en extraire le tremblement de la vie, presque à me la dérober, presque à me laisser nue dans l’hiver du néant infini et généreux.

Je me raccroche à l’effritement vertical des murs de ma raison.

~ par Gulby sur 31 janvier 2018.

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